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The Elder's Shade : Origins

Sujet créé par Prof Ryujin le 13/05/2020 à 21:21 (édité le 13/05/2020 à 21:38)
En petit disclaimer : Oui, c'est le titre de mon Fan Game, et oui, c'est une histoire qui prendra contexte dans l'univers de ce dernier. Elle n'impactera pas la découverte du jeux, ou du scénario, puisqu'elle est basé sur une légende de la région, qui sera expliqué au début du jeu. Elle n'est pas nécessaire non plus pour la compréhension du scénario, c'est un petit plus, en somme. Et oui, je la sort maintenant, alors que le jeu est pas fini, parce que je m'ennuie, j'ai pas grand chose à faire de ma soirée surtout, et j'ai envie de raconter des trucs aux gens ^^. A plus forte raison, ça permettra à ceux qui suivront la fan fic d'avoir une sorte de continuité quand le jeu sortira (oui, parce que ça se finira au moment où vous démarrerez le jeu).
Je pense qu'il n'y aura AUCUN rythme de parution, tout comme le dessin, ça dépendra de mon mood de la semaine. Donc on verra, probablement un chapitre par semaine, voir toute les deux semaines.
BREF, fin de ce disclaimer trop long, on envoie la fic, et bonne lecture les enfants ^^ !


Pokémon The Elder's Shade : Origins

Chapitre 1 : The Crusade's end

La bataille faisait rage. Pokémon, humains, alliés, ennemies, il ne pouvait faire la différence. Il se bornait à charger avec sa lance, secondé par son fidèle Scalproie. Attaquer, taillader, frapper, tuer. C'était ce qu'il était, une machine qui exécutait des coups appris. Comme lors d'un entrainement. Estoc, balayage, estoc. Et inlassablement, il répétait ce schéma. Estoc, balayage, estoc. Sa vision était trouble. Il était incapable de distinguer quoi que ce soit. Il se contentait juste de ça. Estoc, balayage, estoc.
Soudain, le ciel, bleu. Son immensité le fascina pendant un instant, instant qui dura un quart de seconde. Puis, le sol. Un sol poisseux, qui puait le sang, le métal, et la mort. Relevant la tête, éclairé par un pâle soleil de jour d'hiver, il aperçut ce qui s'apparentait à un géant. Et il compris. Le schéma venait de cesser, la roue venait de s'arrêter, son destin était scellé. Sa mort venait. Alors, il baissa la tête, ferma les yeux, et...
Il se réveilla, le coeur palpitant, les mains tremblantes, la respiration haletante. Pas de sol poisseux, pas d'immensité bleu, seulement une tente, un lit, et une cruche, remplie de vin, accompagné d'un verre, et d'un morceau de pain. Pendant qu'il se levait, Scalproie s'approcha de lui, et s'inclina, comme à son accoutumé. Et là, il se rappela.
Son nom était Critias. Il était Roi.
Il prit un verre de vin et dégusta le pain, sous le regard de Scalproie. Le vin était de mauvaise facture. Sec, peu agréable. Le pain était sec, compliqué à mâcher. Mais il s'en contenterai. La guerre, après tout, n'épargne personne.
Il avait le luxe d'avoir un miroir, des meubles, et une baignoire, même si bassine convenait mieux que baignoire. Il regarda le reflet, et fut surpris de la différence avec l'image qu'il avait de lui. Brun aux yeux vert, mâchoire carré, peau blanche, larges épaules, il avait l'habitude, avant la guerre, de porter une boucle d'oreille, et de magnifiques atour, souvent bleu, et de garder les cheveux court. Ici, il vit un homme brun aux yeux vert, ces derniers marqués par des cernes, sa mâchoire paraissait plus carré, parce que ses joues s'étaient creusé. Sa peau avait pris une pâleur mortelle.
"La guerre n'épargne personne... et cette guerre, tu l'as voulu..." se dit-il. Une vive lumière éclaira ses yeux. Quelqu'un venait d'entrer. Blond aux yeux vert, mâchoire carré, il reconnu instantanément son petit frère, Timée.
"Enfin debout, tu te rappelle de ce qu'il s'est passé ?
- Pas vraiment
- La bataille a bien failli mal tournée. Tu as été attaqué par un Nidoking. Il aurai bien pu te tuer, si je n'étais pas intervenu. Et je l'ai bien cajolé"
Ce faisant, Critias remarqua que son frère portait sous son bras ce qui s'apparentait à une tête.
"Tu ne trouve pas que nous devrions cesser cette guerre ? On ne le retrouvera pas, ça fait déjà 4 ans que tu a engagé notre royaume en croisade, pour un dieu qui ne daigne même pas nous répondre...
- Silence, Timée ! Si tu veux partir, libre à toi. Je me suis jurer de retrouver le Joyau, et je le ferai, avec ou sans toi...
- Tu sais que je te suivrai, jusqu'en enfer s'il le faut, mais ce n'est pas le cas de nos hommes. Je sais que tu feras tout pour tenir ton serment. Mais nous devons avant tout panser nos blessures, et retrouver notre foyer. Nos hommes commencent à douter, ils croient que tu poursuit une chimère."
Critias soupira. En son fort intérieur, il s'en doutait, oui. Ses hommes ne croient plus en lui. Mais rentrer bredouille ? Hors de question.
"On s'arrête ici, et on consolide nos positions. On établira un point de ravitaillement. On ne rentre pas sans.
- Je savais que tu réagirai comme ça. J'ai déjà prévenu nos hommes, et ils sont en train de patrouiller dans les villes que nous contrôlons. Peut-tu au moins leur accorder une pause ? Nos hommes ont besoin de revoir leur familles.
- Combien de temps ?
- 6 mois
- Trop long. 4, pas plus.
- Je m'en doutait aussi. J'ai demandé aux scribes d'écrire aux familles de nos hommes, pour les faire venir, comme je suppose qu'un repli n'est pas une option.
- Tu suppose bien."
Son frère quitta sa tente, en posant la tête devant.4 ans, 4 ans qu'il avait troqué sa couronne pour un heaume. 4 ans qu'il avait laissé sa cours et ses amis pour un champs de bataille et ses ennemis. Et même sous la torture, il ne pouvait dire qu'il était lassé, qu'il voulait rentrer. Parce qu'il avait juré. A son dieu. Et qu'un Roi, ça ne parjure pas. Jamais.
"Peut être bien que je poursuit une chimère, en effet...."